Histoire d'Effi-Synchrone

Fondation (2012 - 2018)

Création et premier site : documentation technique

Effi-Synchrone a été fondé par Nicolas Michaux, qui fait le constat que le secteur du bâtiment n'est pas pleinement désservi par le numérique : beaucoup d'outils de support à l'activité sont encore à créer.

En 2012, Nicolas décide alors de s'attaquer à l'un des problèmes de sa profession : la création et la diffusion de documentation. Il créé ainsi, sur un site web ouvert à tous, l'une des premières bases compréhensive et multi-constructeurs de documentation de matériel de sécurité électronique.

Website listing produit screenshot Le premier listing produit

Cette base - consulté régulièrement par les professionnels du secteur, comme par les particuliers - regroupe les documentations de matériels largement distribués, tout comme de gammes qui ne sont plus de nos jours commercialisées et supportées par les contructeurs.

Services en ligne : création et impression de badges

En 2015, suite au travail de plus d'un an avec plusieurs ingénieurs et développeurs, Nicolas met en ligne un service pour créer et commander des badges PVC sur internet.

Website card creation UI screenshot L'inteface de création de badge

Le service comporte deux aspects. Le premier permet aux utilisateurs de créer sur une interface simple, inspiré des logiciels de bureautique du quotidien, un visuel de badge. Ensuite, l'utilisateur peut commander une impression pour ce visuel - et être livré à l'adresse de son choix en 48h.

Renaissance (2018 - aujourd'hui)

Suite au décès de Nicolas (voir encadré ci-contre), l'un des ingénieurs l'accompagnant, Yoan, reprend la gestion du site et des services Effi-Synchrone.

L'objectif est de continuer à mieux servir les personnes en recherche de documentation et assistance sur du matériel, que ce soit des professionnels ou des particuliers. Les personnes travaillant avec les matériels d'alarme ou d'électronique doivent trouver une base d'information de qualité, avec les réponses à leurs questions, et qui soit indépendante des constructeurs et de leurs cycles commerciaux.

Nous souhaitons également mettre en relation les distributions de matériel avec les acheteurs, sur des pièces neuves comme d'occasion.

Nicolas Michaux

Nicolas Michaux portrait

Fondateur historique d'Effi-Synchrone

Nicolas a financé intégralement Effi-Synchrone durant ses premières années d'existence, grâce aux profits de son activité de sécurité électronique.

Enthousiaste et toujours jovial, Nicolas s'est entouré au fil des années. Afin de créer le site, les logiciels et systèmes associés, Nicolas s'est entouré de plusieurs développeurs et ingénieurs, dont Stéphan, Jérôme, Yoan, Grégoire et d'autres encore.

Décès de Nicolas (mars 2018)

En mars 2018, Nicolas décède d'un arrêt cardiaque. Ce site est notamment maintenu en sa mémoire.

Nicolas Michaux in a ski resort
Éloge

Il est étonnant de faire l’éloge d’un ami qui juste hier encore était avec nous.

On se souvient de son rire et de sa conversation facile. On s’attendrai à tout moment, au détour d’un appel ou d’une table, de rencontrer de nouveau cette bonne humeur ; cette joie de vivre qui se communiquait facilement à ses compagnons.

Cependant que nous savons que cela ne sera plus possible. Si Nicolas semblait avoir survécu sans peine de sa première attaque, sa volonté de vivre ne fut pas épargnée par cette seconde crise.

Si l’on ne s’accorde pas toujours sur les qualités des hommes et sur les mots à employer, tous ceux à qui j’ai pu parler s’accordaient pour dire que Nicolas était une personne attachante. Ce n’était pas un aveu qui fallait leur tirer.

Nicolas avait lui-même cette image de lui qu’il aimait me confier : celle d’un ours en peluche bien aimé, presque inoffensif - façade qui cependant savait cacher des griffes si la situation le demandait.

C’est que Nicolas n’était pas du genre à laisser ses idées en retrait, ses opinions sans défense. Il était fier et clamait pour cela toutes ses origines normandes.

Sa pensée n’était pas cloisonnée et dépasssait rapidement les conventions. C’est cela qui rendait sa conversation engageante, entrainante et étonnante. Malgré les très nombreuses heures de discussion que nous avions eu, Nicolas gardait toujours quelque chose d’inattendu à dire.

Cette pensée foisonnantes n’étaient pas sans poser parfois des difficultés. Tout le monde n’attendait pas ni n’appréciait pas cette diversité et force d’opinion de la part d’un fils de docker et d’une personne exerçant comme artisan. Il ne rentrait pas dans les cases que la société voulait lui attribuer.

C’était qu’au-delà même de ses opinions, Nicolas ne comptait pas en rester au monde abstrait des idées. L’application de ses convictions était pour lui une évidence - quitte à bousculer le statu quo. Il avait cette volonté de changer le monde à sa façon, d’améliorer les choses qui l’entourait selon sa manière. Et dans cette bousculade des conventions, il n’avait pas peur des moyens.

Cela me fait penser à cette histoire de sa jeunesse qu’il me racontait parfois : ayant récupéré et assemblé un Apple II en kit - l’un des premiers ordinateurs personnels de l’histoire - il lui manquait finalement un moniteur. Il n’hésita pas alors à démonter en menues pièces le téléviseur de ses parents, pour obtenir la sortie vidéo qui manquait à son assemblage.

Ses méthodes étaient à l’image de cette histoire et pouvaient donc parfois étonner. Elles n’ont pas manquées de le faire.

Ses rêves se mélaient ainsi d’étonnant et d’utile. Il avait toute l’intention du monde de les rendre réels. C’est ainsi qu’avec Effi-Synchrone, son projet numérique pour les professionnels, il imagina divers moyens d’améliorer les opérations courantes des acteurs de la sécurité électronique et du bâtiment.

Cette vision qui lui tenait à coeur, il se donnait les moyens de la réaliser. Dans un secteur où peu savent par où commencer, il s’entoura de jeunes informaticiens. Alors, à plus de 40 ans, toi qui te désignais comme un dinosaure, tu osas revenir à la position de celui qui apprend. À 50 ans même, tu ne considérais pas ton savoir tracé et délimité.

Alors que des plus jeunes tu apprenais de leur domaine, tu nous as enseigné à nous - les jeunes qui t’entourions dans ce projet - les clés et subtilités de ton secteur.

Tu as été pour moi personnellement un mentor : alors encore étudiant, tu me fis découvrir une partie de ton métier, la sécurité électronique, ainsi qu’un pan entier de l’activité économique et professionnelle. J’ai rarement eu depuis l’occasion d’apprendre autant, en si peu de temps.

Des plus jeunes entourés, tu ne voyais pas de limites d'âge dans l'entreprise : ainsi ta mère, qui s'occupait de la comptabilité, représentait l'autre génération. À ce sujet tu t'amusais à dire qu'un jour tu donnas un smartphone à ta maman ; et que le lendemain, c'était elle qui t'expliquait comment l'utiliser.

Cette ambition que tu avais, cette recherche aussi de reconnaissance pour tes idées, n’était pas qu’un vœu pieux et facile : de ton travail quotidien, tu y affectais beaucoup de ressources. Cet investissement a permis a des jeunes de se former et de travailler sur quelque chose qu'ils n’auront pas l’occasion de retrouver ailleurs.

Nous qui t’entourions ferons notre possible pour que ton investissement ne soit pas vain ; qu’il ne soit pas abandonné à ta disparition. Au détour de nos échanges, tu imaginais déjà que tes idées et initiatives dépasseraient le cadre de ta vie.

Nous sommes tous étonnés et émus que cela se passe si prématurément.

C’est que dans tes rêves tu as été arrêté trop tôt Nicolas, suppris par cet accident.

Oh! Tu te doutais bien que quelque chose n’allait pas dans ta condition physique. Tu admettais volontier que dans ta vie certaines habitudes nouvelles étaient à adopter ; et d’autres à abandonner.

Mais tu as été surpris : du premier accident tu n’en semblais pas très étonné - le second fut d’une fatalité inébranlable. Il nous a tous suppris[ celui-là]. Nous aurions aimé te voir avoir la chance de changer.

Tu avais sur ce sujet ce conseil : à vous jeunes ou moins jeunes, qui pouvez encore aisément pratiquer une activité physique : quelque soit votre application du moment, ne vous arrêtez pas. Tout est plus difficile à changer après.

Nicolas, tu étais au fil des années devenu d’un patron et client, un ami et associé.

Je ne pense pas que tu aurais apprécié que l’on pleure et s’afflige trop longtemps sur ta mort. Laisses nous cependant te décerner cet hommage pour ce que tu as apporté dans nos vies :

Pour que tes idées inattendues, ton refus des conventions bornées, et pour que ta joie sans limite s’activent et vivent encore longtemps parmi nous.